Le 8 juillet 2026, le Sénat invisibilisait le rapport de la mission d’information sur la souffrance psychique au travail après six mois de travaux et d’auditions.
Le 10 juillet 2026, Emmanuel Macron reprenait le contrôle des travaux en nommant quatre technocrates pour réfléchir sur le sujet de notre modèle social, dont la réforme des retraites. Le rapport doit être remis en décembre, en pleine campagne présidentielle, sans plus aucune légitimité démocratique.
Quel est le recours possible?
Une pétition devant le Sénat.
100.000 signatures.
L’ouverture d’une enquête parlementaire.
L’article 24 de la Constitution prévoit que le Parlement contrôle l’activité du gouvernement.
Depuis la proclamation de la République en 1792, la souveraineté appartient au peuple. Lorsque les institutions sont entravées, le peuple doit reprendre sa place, celle de l’intérêt général.
Après la crise des gilets jaunes en 2018, le Sénat a créé la pétition numérique permettant à un citoyen ou une citoyenne de soumettre une demande, une mission de contrôle ou encore une proposition de loi. Au-delà de 100.000 signatures, la conférence des présidents doit examiner la question et peut la porter à l’ordre du jour.
Après avoir rappelé l’histoire du bonnet phrygien et du gilet jaune, le Sénat a publié la pétition de Christelle Mazza sollicitant l’ouverture d’une enquête parlementaire sur la crise du travail à travers l’épuisement professionnel, reprenant les travaux de la mission d’information, les centaines de messages reçus d’agents publics, d’associations et d’employeurs privés ou salariés ainsi que sa propre expérience professionnelle au soutien de la défense des agents publics et du service public contre l’Etat.
Il ne s’agira pas, en 2027, de dire que nous n’avons rien pu faire contre l’effondrement démocratique : la résistance à l’oppression et à l’autoritarisme commence aujourd’hui, chaque minute, à s’indigner et à refuser de se voir imposer des lois, des textes ou toute forme d’entrave aux libertés collectives et individuelles.
Il n’est pas besoin d’attendre l’extrême droite: nous ne sommes plus dans un état de droit et, en application de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen notamment son article 16: « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »
N’attendons-pas qu’il soit trop tard: ne pas s’occuper de la chose publique et de notre démocratie relève aujourd’hui d’une irresponsabilité. Eveillons nos consciences juridiques et politiques, n’attendons pas une figure charismatique qui viendrait nous sauver de tout.
La réponse est citoyenne, c’est celle du peuple. Signez la pétition pour ouvrir un grand débat démocratique sur le travail et notre modèle social, dont la protection sociale et le régime des retraites.
Ce débat appartient au peuple et non à l’exécutif dont le rôle est…d’exécuter : signez ici!
Quelques extraits de la pétition: » Fruit d’une longue destruction structurée des collectifs de travail depuis les années 80 par des méthodes managériales éprouvées tant dans le secteur privé que le secteur public, l’État, par une ingérence problématique, change d’orientation le régime du travail sans soumettre la question au débat citoyen. Or ce débat de fond est celui de l’usage des finances publiques et de la production à la fois sociale et publique (service dit universel et solidaire garantissant l’égalité entre les citoyens). Ce que le refus de publication de ce rapport démontre est que le travail n’est pas une simple question économique et sociale : il est fondamentalement politique, comme la famille, l’école ou n’importe quelle organisation collective. Si des considérations spécifiques marquent le travail public, le rapport préconisant d’ailleurs en 37e recommandation une mission d’inspection interministérielle ad hoc, la question du travail, du sens et de l’éthique rassemble l’intégralité des citoyens, employeurs et salariés. La société gagnerait à promouvoir une organisation productive, épanouissante et collaborative. En lieu et place, cet autoritarisme et cette verticalité, qui se retrouvent dans de nombreux autres secteurs, entravent l’exercice de la souveraineté du peuple. »
Retrouvez les travaux de la mission d’information du Sénat sur la souffrance psychique au travail
Pour adresser des alertes générales dans la perspective d’un cahier des doléances fonction publique: salammbowhisper@proton.me
