✨ Quand vingt ans de prétoire rencontrent l’académie

Il existe, pour une avocate, une forme de reconnaissance aussi bouleversante qu’inattendue : celle d’une revue scientifique de 1e rang qui s’empare de votre travail — sans complaisance — et en reconnaît la rigueur.

La Revue des Sciences de Gestion vient de publier une recension de mon ouvrage !

🎓 Fondée en 1965, classée FNEGE et HCERES, triple lauréate des Mots d’Or du français des affaires, la RSG est la 1ʳᵉ revue internationale francophone de management. Ce n’est pas un espace de promotion — c’est un espace de pensée critique. J’y vois la conscience partagée de l’urgence démocratique à interroger l’organisation du travail public au sein de nos institutions, justice, hôpital et université notamment, et c’est à profondément saluer.  Yves SOULABAIL

📌 Ce que dit la recension

Philippe Naszalyi, directeur de la publication, reconnaît dans l’ouvrage une démarche ethnographique et historiographique rare : vingt années d’immersion judiciaire au cœur du service public — hôpital, éducation nationale, collectivités territoriales, justice — qui permettent d’éclairer des enjeux institutionnels très actuels avec la précision d’un regard de terrain.

La recension est époustouflante mais honnête. Elle note un ton « parfois excessif », des formules « qui peuvent paraître outrées ». Je les assume. Un « livre de combat » se lit comme tel: « Et nous aimons cela ».

Ce qui retient particulièrement son attention :

« Ce que nous analysions comme une dérive doctrinale, elle en montre la traduction contentieuse et humaine. »

« La souffrance au travail n’est plus seulement une variable psychosociale ; elle devient un indicateur institutionnel. »

Et en conclusion :

« Pour une revue qui, depuis soixante ans, interroge sans complaisance les dérives de la rationalité gestionnaire, le débat ouvert par cet ouvrage mérite d’être pris au sérieux. »

💡 Alors ce que ce livre dit, concrètement (car la souffrance n’est pas l’objet mais le point d’entrée…)

Derrière la propagande récurrente sur le « nombre de fonctionnaires » se cache une réalité invisibilisée : une violence endogène profonde et son impact sur la neutralité de nos institutions. Les droits fondamentaux y sont perçus comme des obstacles au rendement et à la théorie de la guerre. Toute dissidence, comme un danger structurel. Les atteintes à la probité sont exponentielles et banalisées.

La nature nous enseigne pourtant qu’il existe d’autres voies que l’économie de survie et l’urgence permanente.

Les fonctionnaires doivent rester les garants de nos pratiques démocratiques. Le droit doit redevenir un instrument d’émancipation. Il y a urgence — nous sommes tous concernés.

🔗 La Revue des Sciences de Gestion, n° 337, janvier-février 2026 — www.LaRSG.fr 📘 Souffrance au travail dans le service public — Éditions du Puits Fleuri, 2026

 

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